Wednesday 16 January 2008

Historique : de Jules Garnier à aujourd'hui

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 Jules Garnier
1864 : Jules Garnier, ingénieur des Mines français en mission en Nouvelle-Calédonie, découvre, sur les bords de la rivière Dumbéa, une roche énigmatique de couleur verte. Il en confie l’étude à d'éminents minéralogistes qui confirment la découverte d'un minéral inconnu, un silicate hydraté de nickel et de magnésium. C'est la naissance de la "garniérite". Si cette forme particulière de saprolite fût un temps une importante source nickélifère, elle est aujourd'hui devenue secondaire mais son nom est toujours traditionnellement utilisé par les mineurs pour désigner tous les minerais silicatés extraits des gisements néo-calédoniens.


1877 : deux sociétés se lancent dans l'exploitation de la "garniérite" que l'on appelle désormais "l'or vert". Higginson et Hanckar construisent une usine à la Pointe Chaleix, à Nouméa, pendant que Garnier et Marbeau installent une fonderie à Septême dans les Bouches-du-Rhône.



 

Le 18 mai 1880, Jules Garnier, John Higginson et Henry Marbeau s'associent, créent la société Le Nickel et construisent une usine à Thio qui produit de la matte à 50 % de nickel. En 1909, le bordelais Ballande crée la société des Hauts Fourneaux qui inaugure, en 1910, une fonderie à Doniambo. Après une chute mondiale des cours en 1931, les deux groupes métallurgiques fusionnent sous le nom de SLN. Dès lors, l’usine de Doniambo n’a cessé de se développer et d’innover.

 


Contrôlé depuis la fin du XIXe siècle par le groupe Rothschild, Le Nickel devient, dans les années soixante, société-mère de l’ensemble de ses filiales minières. En 1970, démarrent à Doniambo les premiers fours Demag. En 1985, après une restructuration industrielle, actionnariale et financière, les actifs de Nouvelle-Calédonie sont regroupés dans la Société Métallurgique Le Nickel-SLN, filiale d’une nouvelle société-mère, dénommée ERAMET-SLN qui deviendra, en 1994, ERAMET dans sa forme actuelle.

À partir de 1989, pour prévenir les effets des cycles boursiers, ERAMET-SLN adopte une stratégie de diversification. Elle achète deux des trois premières sociétés mondiales de l'acier rapide pour devenir leader du secteur. Elle crée un partenariat avec le sidérurgiste Nisshin Steel (un des principaux producteurs japonais d’aciers inoxydables) qui entre progressivement dans son capital et détient, depuis 1994, 10 % de ses actions. Elle acquiert 51 % d’Eurotungstène, producteur de poudres de cobalt et de tungstène.

Parallèlement, ERAMET s'approprie, de 1995 à 1997, 61 % du capital de Comilog (Gabon), deuxième producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur et l'un des premiers pour le ferromanganèse de la sidérurgie et les produits chimiques à base de manganèse.

 
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la SLN au début du XXème siècle 

En 1999, ERAMET englobe la société SIMA, l'un des premiers producteurs et transformateurs mondiaux d’alliages de nickel et d’aciers spéciaux à hautes performances.

En 2000, Le Nickel–SLN cède, après un dialogue financier entre ERAP et ERAMET, 30 % de son capital à la Société Territoriale Calédonienne de Participation Industrielle (STCPI), une structure publique qui fait entrer les Provinces calédoniennes dans son conseil d’administration.

ERAMET achète les activités Manganèse du Norvégien Elkem et devient le premier producteur mondial d’alliages de manganèse, ajoutant à sa gamme des alliages affinés à forte valeur ajoutée. Le Groupe se divise désormais en trois branches d’importance voisine (Nickel, Manganèse et Alliages). Son capital est majoritairement détenu par des actionnaires privés, l’Etat français ne conservant qu'une participation minoritaire.

En 2000, ERAMET fait l'acquisition de la société mexicaine Sulfamex, producteur de produits agrochimiques à base de manganèse et inaugure à Moanda (Gabon), un complexe industriel d’enrichissement et d’agglomération du manganèse qui renforce la gamme de Comilog et allonge la durée de vie des réserves.

 

En 2001, la SLN lance son Programme 75 000 tonnes qui veut augmenter de 25 % la capacité de production du nickel calédonien. ERAMET investit, en France, dans une usine de forgeage matriçage comprenant une presse de 40 000 tonnes, et acquiert, en 2002, l'usine d’alliages de manganèse de Guilin (Chine).

 

En 2003, le groupe lance un programme de restructurations dans ses branches Alliages et Manganèse, ferme ses usines de Boulogne-sur-Mer et de Shaoxing (Chine) et prend le contrôle total du Centre de Recherche de Trappes et d’Eurotungstène.

En 2004, en Nouvelle-Calédonie, le démarrage du nouveau four FD10 accompagne la montée en puissance du programme 75 000 tonnes. ERAMET investit en Chine dans une usine de dérivés du manganèse destinés au marché des piles alcalines.

En 2005, ERAMET décide de porter, en 3 ans, la capacité de production de Comilog à 3,5 millions de tonnes, obtient la concession du train Transgabonais pour 30 ans, renforce son activité de recyclage des catalyseurs pétroliers et lance la construction d’un centre de distribution d’aciers à outils à Wuxi (Chine). La SLN verse des dividendes à la STCPI qui profitent à l’ensemble de la population locale : 2,3 milliards CFP pour l’exercice 2006 (19,3 millions d'euros).

Au 1er janvier 2006 la SLN est contrainte, dans le cadre des accords de Bercy signé 8 ans plus tôt, d'abandonner ses droits miniers sur le massif de Koniambo. Elle reçoit en échange, des titres sur le massif de Poum.

En 2007, la SLN a produit plus de 3,6 millions de tonnes de minerais, 600 000 tonnes de plus qu’en 2006. Le marché du nickel a été marqué par un niveau particulièrement élevé, le prix moyen annuel en dollar progressant de 54 % par rapport à la moyenne de l'année précédente, la demande n'a pas augmentée sur le marché mondial alors que l'offre ne progressait que de 6 %. Les livraisons de ferronickel à ERAMET ont représenté 44 173 tonnes (49 419  tonnes  en 2006) et les livraisons de matte 13 996 tonnes (13 718 tonnes en 2006). Fin 2006, La STCPI a décidé de porter ses parts dans la SLN à 34 %, ce qui a été effectif en 2007.

 

 

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