Wednesday 16 January 2008

Une longueur d'avance

Forte de ses racines et de son rôle pionnier, la SLN, a su, depuis bientôt 130 ans, s'appuyer sur l'ingéniosité et le pragmatisme de ses techniciens et de ses chercheurs pour avoir toujours une longueur d'avance et garder une place prépondérante sur les marchés internationaux.

 

 

panorama
 

 

 

La SLN est l’Inventeur du ferronickel et son premier producteur mondial. Dans les années 1950, alors qu'elle ne produit que de la matte, un sulfure de nickel, elle a l'idée de valoriser le fer que le minerai calédonien oxydé contient en grande quantité. C'est la naissance du ferronickel composé de 70 % de fer, 27 % de nickel et 3 % d'éléments divers (silice, carbone, soufre). Un véritable plus pour les producteurs d’acier inox, les plus importants acheteurs mondiaux qui doivent, au cours de leur processus de transformation, ajouter du fer au nickel et au chrome. La SLN invente, dans le même temps, le grenaillage qui fabrique des « chips » de ferronickel, plus faciles à transporter et à fondre.

 

 

Dans les années 70, la SLN réalise une première mondiale en dotant son usine pyrométallurgique de Doniambo des plus puissants fours au monde : trois Demag de 33 MW chacun qui permettent, à l'époque, de passer la production globale de 40 000 tonnes à 71 068 tonnes. Aujourd’hui, la SLN détient toujours le record du plus grand four planétaire avec son FD 10, dont la puissance a été portée à 75 MW en 2004.

 

Afin de réduire les coûts de production, les équipes de la SLN ont imaginé et conçu des convoyeurs uniques et exceptionnels pour transporter le minerai de la mine au bateau. Le convoyeur rectiligne de Népoui était, en 1972, sur 11 km, le plus long du monde. Il a été rejoint en 1978 par « Serpentine », le convoyeur curviligne de 12 km de Kouaoua et, en 2005, par le convoyeur sur mer inédit de Tiébaghi, long de 1,5 km.

 

Jour et nuit, l'équipe de 27 personnes du laboratoire, aidée par des équipements à la pointe de la technologie, analyse tous les produits entrants et sortants (minerai, fuel, charbon, grenaille…). Quelques 120 000 échantillons prélevés tout au long de l'année permettent de guider les techniques de production et de veiller au respect des règles environnementales.

 

À l’ouverture de l’Unité de Traitement du Minerai (UTM) de Tiébaghi et d'un centre minier à Poum au Nord, s'ajoute un projet d'usine hydrométallurgique. Si la SLN dispose d'un massif minier pour l'alimenter, ce projet s'appuiera sur les performances innovantes d'un process créé au centre de recherche de Trappes du Groupe Eramet et une synergie active avec Weda Bay Nickel, filiale indonésienne qui a rejoint le Groupe en 2006 et développe un projet similaire..

 


 

 

controle
 

 

 

Les géologues de la SLN disposent de logiciels d'expertise pour modéliser les futurs gisements. Ils continuent, entre autres, l’inventaire des ressources résiduelles de Thio et prospectent sur le futur site de « Dôme 2 » à Tiébaghi dont l'exploitation est prévue en 2010 / 2012. Si ce gisement est prometteur, les amas s'y présentent, comme l'exprime le jargon imagé des géologues, en «feuilles de persil» et non en «patates», ce qui implique un grand nombre de sondages relativement proches les uns des autres et donc un inventaire assez complexe. Un autre challenge à la mesure d'une entreprise qui a su se développer en s'adaptant et en innovant en permanence.

 
< Précédent   Suivant >

 

Forum SLN

Action Eramet

Galerie d'images
© SLN – Tous droits réservés – Mentions légalesNous contacter