Thursday 17 January 2008

Les centres miniers

Pour alimenter la production de son usine de Doniambo, la SLN exploite quatre, et bientôt cinq centres miniers : Thio qui l'a vu naître, Kouaoua, l'un des plus grands gisements mondiaux, Népoui, installé au cœur du massif du Kopéto et, depuis 1997, le nouveau site de Tiébaghi que l'on surnomme "la mine du futur". Si Thio est situé dans le Sud, les autres centres sont en province Nord. La SLN ouvre progressivement depuis 2007 une 5e mine à Poum, dans l’extrême nord de la Grande-Terre qui créera, à terme, de l'ordre de 160 emplois dans cette partie du territoire.

 

 

 

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THIO : Là où tout a commencé…

 

 

thio tamon
Le minerai du Camp des Sapins est en partie descendu de la mine par la voie des airs au moyen d’un téléphérique, le Tamon.
 

L'industrie mondiale du nickel est née en 1875, à Thio, village de la côte Est de la province Sud. C'est ici, à 120 km de Nouméa, que fut extrait le premier minerai nickélifère, comme en témoigne le musée de la mine local. C'est aussi à Thio que naît, en 1880, la SLN qui la considère toujours comme son cœur historique.

À la fin du XIXème siècle, Thio dispose d'une fonderie, d'un port pour les grands navires et d'un train à minerai et à passagers. Les pionniers y "cueillent" un nickel d’une teneur de 10 % et plus. Ces gisements très riches, nés d'un formidable choc tectonique peuvent être lus comme dans un livre dans le paysage actuel.

La rencontre de la plaque australienne avec la plaque océanienne a en effet engendré, après 37 millions d'années d'érosion, la constitution de strates très lisibles. Suite à un long processus d'altération les roches saprolitiques ont été recouvertes par une importante couche de latérites. 

 

 

 

Après l’exploitation des minerais affleurants, les mineurs ont progressivement exploité des secteurs plus complexes : vallée de Dothio, Bornets, Plateau, Ningua, Camp des Sapins, Dothio, Ningua, Bornets, Plateau…ici, les noms des mines évoquent à eux seuls quelques-uns des milliers d’hommes qui y ont œuvré au fil des générations.

Si, par deux fois, l’activité a été réduite en raison de la chute des prix sur le marché mondial, la richesse naturelle des gisements, la constante perséverance des équipes géologiques de la SLN et les progrès technologiques permettent à Thio de produire encore 127 ans plus tard ! 

 

 

Dans les années soixante, après la découverte, due à l’ingéniosité des mineurs de la SLN, de la technique des sondages carottés, la prospection a mis au jour, sous l’épaisse couche de latérites, le minerai saprolitique tant convoité. Des engins d'extraction plus performants et l’invention du "tritout" ont alors permis de relancer l’exploitation et de la rendre à nouveau économiquement viable.

 

Le centre minier exploite deux sites. La mine du Plateau, proche de la mer et du village, est située sur la rive gauche de la rivière Thio à environ 600 m d’altitude. Berceau ancestral de la SLN, elle produit encore grâce à des innovations techniques permettant de valoriser des gisements de plus en plus difficiles. La mine du Camp des sapins se trouve à 800 m d’altitude, sur la rive droite de la Thio, à près de 40 km de la mer et du village.

À ce jour, 40 millions de tonnes de minerais ont été extraites des mines de Thio, soit environ 900 000 tonnes de nickel. La production annuelle est d’environ 600 000 tonnes de minerais dont la plus grande part alimente l’usine de Doniambo, le reste étant destiné à l’exportation vers le Japon. Le village de Thio comptait 3 140 habitants au recensement 2009. Avec ses 197 salariés, la SLN est l'employeur le plus important de la commune.

 

 

 

KOUAOUA : le plus grand gisement mondial de garniérites du monde d'un seul tenant

 

 

 

  

kouaoua serpentine
Serpentine est le convoyeur curviligne le plus long du monde avec 11 km de longueur sur 500 mètres de dénivelé.
 

Le centre de Kouaoua situé sur la côte Est, au sud de la province Nord, à 175 km de Nouméa, exploite la carrière de Méa, celle de Kiel, ainsi que de nombreux petits gisements périphériques. Il produit 600 à 1 000 000 tonnes de minerais par an.

 

En 1975, la théorie géologique veut qu’il n’y ait pas de minerai sous un certain type de latérites, comme celles de Méa. Pourtant, au dernier jour du dernier sondage d’une toute dernière campagne, les géologues de la SLN découvrent un amas auquel personne ne croyait plus : le plus grand gisement du monde d’un seul tenant ! Mais s'il y a la quantité, la teneur en nickel n'est pas suffisante. Pour rendre économiquement viable le centre, la SLN a mis au point, en 1980, le plus long convoyeur curviligne du monde. « Serpentine », c’est son nom, transporte, à moindre coût, vers le bord de mer et l'embarquement, 520 tonnes de minerais à l’heure sur 11 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.


 

 

Partis, en 1977, d’une altitude de 717 mètres, les mineurs de Kouaoua ont touché vingt ans plus tard, le fond de la carrière centrale de Méa au niveau 529 mètres…un moment rare dans la vie d’un mineur ! Il reste cependant encore beaucoup de minerai dans les gisements périphériques de cette mine unique.

 

 

En 1996, le gisement de Kiel, situé à 15 km du « tritout » de Kouaoua, a été mis en œuvre grâce à des défis humains et techniques : prospections héliportées, roulage long du « tout venant », mise en service de gros engins… Avec le souci constant de respecter l'environnement, la SLN a modernisé le village minier, construit des routes d’accès et des bureaux dont certains ont dû être détruits (et remplacés) suite à la découverte d'une grande quantité de nickel sous leurs fondations ! Le gisement s’appelle désormais…"sous-bureaux" !

 

La production globale réalisée depuis l'ouverture du centre est d’environ 27 millions de tonnes. La commune de Kouaoua, dernière née de Nouvelle-Calédonie, comptait 1 733 âmes au recensement 2009. 280 employés travaillent au centre SLN.

 

 

 

NEPOUI : Le nickel en pulpe !

 

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Le centre minier de Népoui exploite, sur la côte Ouest, en province Nord, à environ 250 km de Nouméa, le massif du Kopéto, une zone montagneuse de 800 à 1 000 mètres d'altitude où elle produit chaque année, après avoir manipulé 5 millions de tonnes de roches, 830 000 tonnes d'un minerai à une bonne teneur. Le site compte 15 gisements différents, à une altitude de près de 1000 m, dans une zone où la pluviométrie moyenne est de l'ordre de 2,5 m / an. 

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 La laverie de Népoui.
 

Avant l'arrivée de la SLN, Népoui a été exploitée dès 1890. Jusqu’en 1920, les pionniers y extrayaient manuellement du minerai d'une teneur de 6,6 %. La SLN a dû, après l'acquisition, s'y prendre en deux temps pour conquérir le massif du Kopéto.

Sa première tentative date de 1968. Malgré l’arrivée progressive des pelleteuses à câbles puis hydrauliques, la mise en place du criblage à sec (80 mm) par « tritout » et d'un convoyeur rectiligne à bande de 11 km, elle a dû se résoudre, en 1982, à une mise en sommeil.

La production « Kopéto B1 » était à cette époque de 1,9 million de tonnes de nickel d'une teneur de 2,47 % et la mine n’était plus économiquement rentable.

 

Pour revenir à Népoui et le rendre exploitable sur le long terme, les ingénieurs et techniciens de la SLN et d'ERAMET ont mis au point un procédé d’enrichissement du minerai unique au monde, une "laverie" créée sur les bases d'un brevet déposé dans les années 1970. La laverie « Bernheim » de Népoui, inaugurée à la réouverture, en 1994, a été un élément déterminant pour l'avenir du centre qui est aujourd'hui un exemple de mine moderne, soucieuse du développement durable.

 

 À Kopéto, les mineurs travaillent à 1 000 m d’altitude et sont désormais assistés par une flotte impressionnante d'engins miniers.

Le minerai est mis en pulpe puis descendu dans un tuyau hydraulique long de 7 km jusqu’à la laverie installée dans la vallée où l’on élimine les stériles résiduels au fil d'une série d’étapes placées sous contrôle qualité.

L'ensemble des opérations est relié à un poste de dispatching informatique centralisé qui optimise les rotations entre les fronts de taille et l’entrée de la laverie.

Tous les engins sont équipés d'un GPS et l'opérateur utilise un logiciel qui régule toutes les actions en fonction des paramètres enregistrés.

 

Les activités du centre minier qui a produit environ 12 millions de tonnes de concentré de nickel depuis 1994, sont installées sur deux communes voisines : Poya (3 077 âmes) et Pouembout (2 282 habitants). 245 salariés de la SLN travaillent à Népoui (53 à la laverie). 92 % sont calédoniens. Népoui génère, de plus, environ 70 emplois en sous-traitance.

 

 
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A  Népoui, les gisements se situent entre 400 et 1 000 mètres d’altitude. Le brouillard est souvent présent

 

Télécharger la plaquette de présentation de Népoui au format PDF

 

 

Tiébaghi : La mine du futur

   

 

 

 

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Un convoyeur sur mer long de 1,5 km permet d’acheminer le minerai de la mine au minéralier sans impacter l’environnement.
 

Le centre minier de Tiébaghi se trouve dans le grand nord de l’île, sur la commune de Koumac, sur la côte Ouest, à 385 km de Nouméa.

Il compte deux gisements : Alpha et Dôme. 

 

Célèbre pour l’exploitation de son chrome jusqu’en 1990, Tiébaghi l’est encore plus depuis 1997, date à laquelle la SLN y ouvre son centre minier nickélifère en se donnant  les moyens économiques, techniques, sociaux et environnementaux pour y bâtir, avant l'heure, la mine du futur.

 

 

Tiébaghi est au coeur du programme 75 000 tonnes de la SLN visant à augmenter de 25 % ses capacités de production. Près de la moitié, environ15 milliards  CFP  (125 millions d'euros) sur les 35 milliards CFP (294 millions d'euros) de l’investissement global de ce programme à Tiébaghi y a été attribué à la construction d'une usine de traitement du minerai (UTM). Le reste a permis de financer le convoyeur en mer (1,5 km dont les deux tiers sur mer) et le développement de la mine.
Capable de traiter et d'enrichir un minerai d’une teneur en nickel très faible, l’UTM permet d'accroître de manière conséquente la durée de vie de l’exploitation.

 

Pour la première fois lors de l’ouverture d’un centre minier, trois conservatoires naturels de la biodiversité (faune, flore et milieu) ont été mis en place sur les versants et au pied du massif, afin de protéger des espèces endémiques (plusieurs végétaux et quelques reptiles).


 

Tiébaghi qui a livré à Doniambo 1 000 000 de tonnes de minerais en 2009.

Le centre a été l'objet d'un important plan local de formation professionnelle et fonctionne aujourd'hui avec 260 salariés dont 90 % sont originaires de la province Nord; ainsi que 200 emplois sous-traitants.

 

La création de son UTM à laquelle seront affectées 90 personnes en fait un symbole précurseur du rééquilibrage du grand nord calédonien en matière d'emploi.

 

La ville de Koumac toute proche compte plus de 4 134      habitants.

 
 

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L'usine de traitement du minerai (UTM) de Tiébaghi de nuit.

 

 

  

 

POUM : L'avenir du Grand Nord

 

SLN Poum

 

 

 poum
Le nouveau centre minier de Poum produira ses premières tonnes de minerai courant 2008.
 

Les titres de Poum ont été reçus en 2006, conformément aux dispositions de l'accord de Bercy qui a contraint la SLN à se séparer du massif de Koniambo.

L'installation sur site a débuté en 2007 avec des travaux d’environnement et les premières bases d'une carrière pilote.

L'exploitation au nominal prévue est de 750 000 tonnes de minerai en 2017.

Poum devrait employer directement 160 personnes dans le bassin d’emploi du grand Nord.

 


 

 

 

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