Thursday 17 January 2008

Revégétalisation

30 ans d'expertise


1971 : massif de Prony. Le GIE Penamax tente une grande première : faire renaître la végétation sur un site minier. Si le résultat n'est pas concluant, l'idée vient de germer ! Le service des Mines décide d'exploiter le filon et encourage les industriels à rechercher des solutions de revégétalisation pérennes et respectueuses de la biodiversité.


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La SLN est à l’origine, avec des instituts calédoniens ou nationaux, de nombreuses recherches ayant débouché sur les techniques de revégétalisation.
 

La SLN s'engage dans une gestion volontaire de l'environnement de ses exploitations minière.

Objectifs : lutter contre l’érosion, réduire l’impact paysager, restituer progressivement l’eau et reconstituer un milieu favorable à l'épanouissement de la flore et de la faune.

 

Ses nouvelles méthodes d'exploitation, la mise en verse des stériles et la gestion des eaux, participent déjà à réduire l’impact de l’activité sur l’environnement. Il lui faut faire plus encore : retrouver, produire et ensemencer des espèces adaptées au milieu naturel.

 

 

VINGT ANS DE RECHERCHE


Avec l'aide de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et du Centre Technique Forestier Tropical (CFTF), le premier challenge, c'est d'identifier les espèces capables de croître sur des massifs miniers aux sols pauvres en nutriments et riches en métaux. Un travail de longue haleine qui ne porte ses fruits qu'après vingt ans de recherches, au début des années 90. Les travaux de l'IRD détectent que parmi les 67 espèces pionnières recensées sur d'anciennes mines ou pistes, certaines peuvent être produites en pépinière soit à partir de graines (35 espèces), soit par bouturage (15 espèces).


En 1992, la production de plants d'une vingtaine d'espèces (essentiellement ligneuses) est lancée, à partir de graines récoltées sur les massifs miniers, par des pépiniéristes de Nouméa, financés par la SLN. Progressivement, avec l'aide de SIRAS Pacifique (Société Internationale de Réhabilitation et Aménagement de Sites) et de sa pépinière de Plum, d'autres pépiniéristes sont sollicités. De 1993 à 2006, la SLN finance la production et la mise en terre de plus de 420 000 plants aux abords des mines de Thio, Kouaoua, Népoui, Tiébaghi…avec certaines années, une production proche de 50 000 plants.

 

Dans le même temps, l'IRD contribue aux recherches sur l'ensemencement qui mettent en évidence l'importance de la mise en place d'un paillage ("mulch") pour maintenir une humidité suffisante à la surface du sol.

En 1994, à Thio, sur les anciennes mines du Ningua, a lieu le premier ensemencement hydraulique ("hydro-seeding"), avec des graines d'espèces locales.

 
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La technique de l’hydroseeding est aujourd’hui largement utilisée sur les mines de la SLN.

 

 

 


 

 

LE NATUREL REVIENT EN FORCE

 


Le travail sur la diversité végétale issue d'espèces pionnières commence à éclore. La biodiversité des zones revégétalisées s'accroît progressivement et de façon pérenne, avec des plantes qui sont, pour la plupart, endémiques et adaptées aux massifs ultramafiques. Par exemple, quatre sortes de Cypéracées, des herbacées utilisées en semis hydraulique, fructifient au bout de deux à trois ans, donnant des semences qui germent en partie sur place, ce qui améliore la densité du recouvrement végétal.


La SLN avait à nouveau sollicité, de 1995 à 1997, l'IRD pour l'étude floristique de son site de Tiébaghi. Dès 1997, elle décide la plantation d'espèces originaires de ce massif dans des biotopes appropriés entrants dans le cadre d'un plan de sauvegarde mis en place par Siras Pacifique. Le résultat est aujourd’hui à la hauteur de la patience des chercheurs. Ce sont désormais 600 hectares des abords directs du centre minier qui revivent et refleurissent.


Deux conservatoires botaniques contribuant à la sauvegarde de la biodiversité végétale originale ont été ouverts. Un troisième conservatoire, créé en collaboration avec la Province Nord, dans la vallée du creek à Paul, préserve une espèce de gecko découvert à l’occasion du chantier et des espèces botaniques uniques dont une nouvelle variété d’Acropogon.


Le coût des plantations est aujourd'hui de l’ordre de 5 à 7 millions CFP (42 000 à 59 000 euros) par hectare, selon les espèces retenues et à raison d'un plant par mètre carré. La SLN consacre, en moyenne, depuis 8 ans, 50 millions CFP (420 000 euros) par an à la revégétalisation.

 

 

 

Télécharger le Fréquence Nickel n°28,

dossier spécial "30 ans d'expertise" :

 

 

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Télécharger le document

sur la revégétalisation de Bernard Pelletier :

 

 

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