NEPOUI SAUVE PAR SA LAVERIE C'est l'invention d'une technologie unique, une laverie, qui a permis à la SLN, en 1994, d'exploiter à nouveau le centre minier de Népoui dans des conditions économiques viables. Élaboré dans les années 70 / 80, au centre de recherches Eramet de Trappes et à Doniambo, ce procédé simple en théorie a nécessité nombre d'ajustements avant d'être opérationnel. Son processus concentre les minerais pour tirer le meilleur parti des gisements et augmenter leur durée de vie. Népoui-Kopéto et sa laverie fournissent, grâce à lui, aux fours de Doniambo un minerai enrichi dont la teneur en nickel est suffisante pour être rentable. | | |
Les unités de traitement du minerai de la SLN, communément appelées "laveries", sont des usines d'enrichissement du minerai par voie humide. L'enrichissement est réalisé par des procédés physiques qui utilisent les principes applicables à certains de nos minerais : plus les grains sont fins et/ou légers, plus ils sont riches en nickel.
Les laveries comportent quatre étapes : une mise en pulpe proche de la mine, un transport par tuyau jusqu'au site dans la vallée, une unité d'enrichissement et la séparation solide / liquide qui permet de recycler l'eau et d'obtenir des concentrés solides. Les chiffres démontrent d'eux-mêmes les intérêts géologique, minier et financier de cette innovation : - de 1890 à 1920, Népoui exploite 169 000 tonnes à 6,6 % de nickel et cobalt. - de 1969 à 1982, le "tritout" traite 13 millions de tonnes mais seulement d'une teneur moyenne de 2,47 % ce qui nécessite l'arrêt de l'exploitation en 1982. - en 1994, la réouverture du centre qui dispose d'une perspective de 15 ans de réserves est rendue possible par la laverie qui permet de diminuer la « teneur de coupure » du gisement et d’exploiter des types de minerais jusqu’à présent économiquement non rentables. La laverie se compose d'une partie amont, installée sur mine, qui fournit en pulpe de minerai l’usine d'enrichissement située en aval, la laverie proprement dite. À Népoui, ces deux pôles d'activité sont reliés par un tuyau long de 7 km qui transporte gravitairement la pulpe. LE FUTUR PASSE PAR TIEBAGHI En 2001, la SLN lance un ambitieux programme d’augmentation de 25 % de sa production annuelle de nickel métal. Coût du projet : près de 34 milliards CFP (285,2 millions d'euros), l'investissement le plus lourd réalisé depuis 25 ans ! À Doniambo, les travaux, et notamment la réfection des fours sont terminés pour certains et en bonne voie pour les autres, mais c'est aussi de Tiébaghi que dépend le futur de la SLN. L’UTM de TIEBAGHI permet d’augmenter la durée de vie de la mine A Tiébaghi, la première phase de travaux s’est terminée mi-2005 avec l'inauguration des installations de stockage et de chargement en mer et s’est achevée en novembre 2008 avec la mise en service de l'Usine de Traitement du Minerai. Cette UTM est un véritable prototype puisque chacune d’entre elles est adaptée à un type de minerai et donc à un gisement. Ce procédé allonge la durée de vie de la mine. Il offre à Doniambo une augmentation supplémentaire de production de 3 000 t de métal par an, réduit la consommation énergétique et crée des emplois en province Nord. | | La partie amont de la laverie de Tiébaghi |
À une altitude d’environ 500 m, au bord du plateau sud, une plate-forme de 12 000 m2 stocke dans un premier temps le minerai tout-venant provenant de la mine. Une fois concassé, il rejoint un broyeur, une énorme pièce de 6 m de diamètre par 2,3 m de large. Transformé en pulpe il est ensuite acheminé par tuyau jusqu’à la partie aval de l’UTM située au pied du massif.
Ce transport hydraulique utilise deux conduites, celle qui descend le minerai broyé et une autre qui remonte de l'eau (recyclée dans la vallée) vers la laverie amont. Partie de la cote 489 m, la pulpe dévale le flanc ouest du massif, avec parfois une déclivité de 55 %, pour se terminer à la cote 14 m. L'UTM dans sa partie aval | | Au pied du massif, la laverie aval prend en charge le traitement physique de la pulpe descendue par le tuyau hydraulique. En fonction de leur taille et de leur teneur, les matières constituant la pulpe sont soit dirigées vers le bord de mer pour être chargées sur un minéralier à destination de Doniambo, soit acheminées vers un site de stockage des résidus ou, pour les plus fines, vers les ateliers de séparation solide / liquide qui épaississent leur pulpe. |
| L’humidité contenue dans les concentrés fins sortis de l’atelier de séparation liquide / solide est ensuite réduite dans un atelier de séchage. Les produits sont en fait déchargés puis étalés par poussage au bulldozer afin de former une fine couche dans la plaine voisine du Creek à Paul, sur environ 40 hectares. Ils sont ensuite retournés deux fois par semaine par un tracteur équipé de disques avant leur livraison au parc de stockage du minerai prêt à être expédié à Doniambo. | | L'usine de traitement du minerai de Tiébaghi de nuit |
La production du nickel : Géologie : vous avez dit nickel ? - Prospection et exploitation - Le procédé pyrométallurgique - Les unités de traitement du minerai - Le procédé hydrométallurgique
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