lundi 18 février 2008

Le transport du minerai des mines à l’usine

De la mine à l’usine… par minéralier



 

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Lors du premier toucher du Doniambo en avril 2007 au quai de la SLN, une grande fête a été organisée pour le personnel et les nouméens.
 

Avec six mines éparpillées aux quatre coins de la Grande Terre (sept en 2008), l’organisation de l’acheminement du minerai jusqu’à l’usine de Doniambo a toujours été une prouesse.

D’autant que c’est l’usine qui dicte ses besoins aux mines.

 

On est loin du schéma souhaité par tout industriel, avec une usine intégrée à la mine. À la  SLN, la mine la plus proche de l’usine est à deux heures de navigation (Tontouta-Opoué) et la plus éloignée, à quatorze (Tiébaghi).

 

Des grands voiliers transformés en pontons du début du XXe siècle aux navires à vapeur, en passant par les remorqueurs, la SLN a une vraie histoire marine.

 

Il y a vingt ans encore, les bateaux s’appelaient Nickel 1 et Nickel 2. Ils transportaient 15 000 tonnes de minerai.

 

 

Le Doniambo a une capacité de 28 000 tonnes de chargement. Comme son jumeau, le Jules Garnier, affrété lui aussi par la SLN depuis déjà cinq ans.


Le minerai à enfourner doit répondre à un cahier des charges particulier et les bateaux sont dirigés vers tel ou tel centre minier en fonction des caractéristiques chimiques.

Il ne s’agit pas d’aller chercher du minerai parce qu’un centre minier a préparé un tas plus rapidement qu’un autre. L’industrie du nickel est autrement plus complexe.

 

 

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Le Doniambo est un minéralier d’une capacité de 28 000 tonnes de chargement tout comme le Jules Garnier, son jumeau. Les deux navires sont affrétés à l’année par la SLN.

 



A Doniambo, c’est le département préparation des charges et transport  qui fournit le cahier des charges du minerai souhaité par l’usine. Un planning est établi sur un mois mais il est remis à jour constamment, en fonction des retards des uns et des autres à la production.
A l’arrivée, des tas sont reconstitués en mélangeant des minerais de différentes provenances et présentant des caractéristiques chimiques complémentaires, selon ce que veut l’exploitant pour ses fours.


Les deux minéraliers effectuent 160 voyages par an entre Doniambo et les centres miniers, soit une moyenne mensuelle de sept chacun. C’est beaucoup  d’autant qu’ils reviennent avec des cales beaucoup  mieux remplies qu’autrefois.
L’augmentation des capacités de production de métal de l’usine (programme 75 000 tonnes) va nécessiter de fondre à l’année près de 4 millions de tonnes de minerai dans les trois fours Demag.

 

 

 

Télécharger le Fréquence Nickel n°26, dossier spécial sur "Le Doniambo"  :

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