Doniambo Fermer cette fenetre

L’USINE PYROMETALLURGIQUE DE DONIAMBO

 

Situé dans la grande rade de Nouméa sur 250 hectares en grande partie remblayés depuis longtemps, le complexe industriel de Doniambo exploite une usine pyrométallurgique qui transforme le minerai en nickel métal. Pour fonctionner, elle dispose d’un parc d’homogénéisation, d’un atelier de préséchage, de cinq fours rotatifs de calcination, de trois fours de fusion électriques, d’un atelier d’affinage et de grenaillage, d’un atelier de conversion Bessemer pour fabriquer la matte, d’un port et d’une centrale électrique, son cœur.

3 fours DEMAG

Les trois fours DEMAG comptent aujourd’hui parmi les plus puissants au monde (jusqu’à 65 MW chacun ; deux d’entre eux ont été entièrement rénovés au cours des dix dernières années).Après les opérations de fusion et de réduction, 80% de la production devient du ferronickel destiné aux producteurs d’acier inox. Les 20% restants sont de la matte acheminée à l’usine ERAMET de Sandouville, située près du Havre, pour y être traités par hydrométallurgie afin de produire du nickel de très haute pureté (99,99%).Dans le cadre de sa politique de performance industrielle visant à développer des nouvelles technologies adaptées à la transformation locale des minerais, l’usine de Doniambo n’a cessé d’évoluer et d’innover pour fournir aux clients de la SLN une production toujours plus performante.

100 ans d’évolution technologique

En 2010, l’usine de Doniambo a fêté son centenaire. En un siècle, le site industriel n’a cessé d’améliorer sa technologie en menant d’ambitieux chantiers de modernisation dont le prochain est prévu en 2014 avec le remplacement de sa centrale électrique. L’usine actuelle est de la 5e génération.L’usine de Doniambo a été mise en service pour la première fois en 1910 par la Société des Hauts-Fourneaux de la firme bordelaise Ballande. Cette société partageait alors l’exploitation et le traitement de la garniérite calédonienne avec Le Nickel, société issue en 1880 de l’association des pionniers Jules Garnier, John Higginson et Henry Marbeau. Entraînés dans les remous de la crise mondiale de 1929, les cours du nickel s’effondrent en 1931. Les deux sociétés fusionnent alors pour n’en former qu’une seule : Calédonickel, rebaptisée plus tard Société Le Nickel. 

La ville l’a rattrapée

Il y a un siècle, l’usine était implantée sur 3 hectares éloignés de la ville. Doniambo comprenait alors l’usine proprement dite, une unité de production électrique au charbon et des voies ferrées reliant les stocks de matières premières (minerai, charbon et corail) à l’usine et aux quais. Depuis, la ville comme l’usine n’ont jamais cessé de s’agrandir, les ouvriers les premiers venant habiter près de l’usine, pour former les premiers quartiers riverains. Dans les années 50, la SLN rénovait son usine sur 70 hectares. Aujourd’hui, comme dans bon nombre de cas de par le monde, le site industriel isolé autrefois est entièrement cerné de quartiers résidentiels et commerciaux.

Pour en savoir plus, téléchargez la brochure