LE REMPLACEMENT DE LA CENTRALE ELECTRIQUE

Un investissement pour accompagner la SLN pendant 40 ans

Le plus important investissement jamais réalisé par la SLN en une seule fois, le remplacement de sa centrale électrique, permettra à la société de disposer d’une électricité moins chère lui permettant d’être plus compétitive et de pérenniser son modèle de transformation locale. Il se traduit chaque année par environ 60 milliards CFP de contributions directes et indirectes qui restent au pays, et par 10 000 emplois associés en Nouvelle-Calédonie. Trois objectifs à long terme ont été fixés pour cette nouvelle centrale:
  • 1. Assurer la pérennité de l’usine de Doniambo pour les 40 années à venir,
  • 2. Être conforme aux normes environnementales de la province Sud de juin 2014 (calquées sur les normes métropolitaines et européennes les plus récentes et les plus exigeantes),
  • 3. Replacer la SLN dans le milieu du peloton des producteurs de nickel au plan de la compétitivité, grâce à un outil énergétique plus performant qui abaissera son prix de revient.


Consciente des enjeux environnementaux, sociétaux et bien sûr économiques, la SLN a fait réaliser des études sur les différentes technologies et combustibles capables de répondre à ses exigences. Son conseil d’administration a choisi, en décembre 2012, le charbon pulvérisé comme technologie de la future centrale. Une décision confortée par une expertise indépendante demandée par les députés calédoniens et organisée par plusieurs ministères nationaux. Dans leurs conclusions rendues publiques en septembre 2013, ils précisent que le combustible charbon est le meilleur compromis économique et environnemental et qu’il n’y a pas d’autre hypothèse de localisation que le site de Doniambo pour cette centrale indispensable à la pérennité de l’usine pyrométallurgique de la SLN.

Pour la SLN, cette nouvelle centrale doit faire baisser le coût de revient de la livre de métal nickel produit de l’ordre d’un dollar US, de manière à la repositionner dans le milieu de peloton des producteurs de nickel en terme de prix de revient et ainsi de rester compétitif sur le marché international et concurrentiel.
 
Une nouvelle amélioration environnementale

La SLN a fait le choix d’intégrer les meilleures technologies disponibles afin de traiter les fumées de la future centrale (ces installations représentent 25% du coût de la centrale et 50% de sa surface). Dans le cahier des charges de la nouvelle centrale, toutes les exigences des normes environnementales actuelles et les dernières connaissances techniques sont intégrées dans le circuit de production. Au final, les émissions de SO2 seront divisées par 10 par rapport à la centrale électrique actuelle (il n’y aura plus de pic de dépassement) et par 15 pour les poussières. Au final, il y aura une diminution de 40% des poussières émises par le site de Doniambo. Les émissions de la centrale seront aux normes les plus strictes en matière de rejets atmosphériques pour les grandes installations de combustion (Métropole Mai 2013, reprises en Juin 2014 par la province Sud).


Valorisation des cendres

Quant aux 56 000 tonnes de cendres volantes qui seront produites chaque année, jusqu’à 30% pourront être réutilisées par le cimentier local, Tokuyama (ex-HOLCIM). Un MoU en ce sens a d’ores et déjà été signé. Pour le reste, une étude est menée conjointement avec le département d’études techniques et d’investigation de la SLN, un bureau d’étude calédonien et une université de Perth, en Australie, spécialisée dans la valorisation des cendres de centrale électrique en matériaux de construction.

L’idée n’est pas de reproduire une recette déjà connue de ciment vert, mais d’aller beaucoup plus loin en fabriquant un nouveau « ciment vert Doniambo », utilisant les cendres de la future centrale avec de la scorie Demag pour fabriquer ce coproduit. De premiers résultats sont encourageants, un brevet a été déposé pour protéger les découvertes ; les équipes SLN et ERAMET Research ont les yeux rivés sur l’objectif final : revaloriser les cendres produites.

Réduction de l’empreinte carbone SLN

Un challenge ambitieux et motivant qui permettra diminuer encore l’impact sur l’environnement et de compenser une partie du CO2 émis par la future centrale. Rappelons à cet égard que la future centrale, en bénéficiant de la dernière technologie en vigueur, produira à puissance égale avec la centrale actuelle, -13% de CO2 ce qui réduira d’autant l’empreinte carbone de la SLN.

La construction

Une fois les permis de construire et ICPE instruits puis délivrés par les autorités compétentes, le chantier pourra commencer. La SLN, conformément à sa politique de sous-traitance locale, insérée dans le cahier des charges du constructeur pré sélectionné (le groupement EIFFAGE) va optimiser la participation d’entreprises calédoniennes pour autant qu’elles soient compétitives et qualifiées. La SLN sait qu’elle peut s’appuyer sur un réseau de savoir-faire performant, toujours là une fois la construction terminée afin d’assurer la maintenance de l’outil. Le chantier durera près de 4 années pour s’achever en 2019.

Les retombées économiques du chantier pendant 4 ans

En moyenne: 250 "main d'œuvre locale" (350 au pic) Jusqu’à 30 milliards CFP de retombées locales (dont 20 milliards de contrats locaux et 10 milliards CFP de retombées « induites ».