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septembre 2013
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responsabilité environnementale
La scorie, un déchet
volumineux mais
recyclable
Quand l’usine produit une tonne de ferronickel, 7 tonnes de scorie sont extraites également.
La SLN a choisi depuis longtemps un procédé de granulation à l’eau de mer qui permet de
refroidir la scorie sous sa forme granulée connue de tous les Calédoniens.
C
ette forme lui permet un emploi
très aisé, surtout pour des
remblais : la ville de Nouméa
est d’ailleurs en partie construite sur du
remblai de scorie. Le surplus est mis
en verse au fond de la presqu’île de la
SLN puis revégétalisé, afin d’améliorer
l’intégration paysagère du site. Mais
d’autres débouchés sont aujourd’hui
étudiés.
Débouchés
Damien
Stocker,
chef du département
d’Études techniques
et Investigations
(
DETI)
> Quelles pourraient être les autres
utilisations de la scorie ?
Deux autres filières ont été identi-
fiées : tout d’abord, la vente à l’export,
en l’état ou sous forme de sable, car
il y a de la demande chez nos voisins
australiens. Et, deuxième piste, la
fabrication de produits dérivés, tel le
«
ciment écologique ».
> Pouvez-vous nous en dire plus sur
ce « ciment écologique » ?
Un brevet vient d’être déposé par
mon prédécesseur, qui montre que la
scorie peut remplacer trait pour trait
d’autres matières premières utilisées
par les cimentiers pour la fabrication
de leurs produits. Cette découverte
scientifique ouvre de grandes pers-
pectives pour la valorisation de la
scorie et le secteur de la construction
en Nouvelle-Calédonie, perspectives
qu’il faut encore confirmer.
«
La scorie
non utilisée est
mise en verse
et revégétalisée au
fond de la presqu’île
de Doniambo »