Népoui - Kopéto

Népoui : une laverie permet de faire durer la mine
 
Le centre minier de Népoui (près de 230 salariés et autant d’emplois indirects) a repris son activité en 1994, grâce à une installation inventée par les ingénieurs SLN et ERAMET, appelée « Laverie ». Elle permet de concentrer le minerai extrait sur mine à 1,6% de nickel, jusqu'à une teneur de 2,5%, avant de l’expédier à l’usine de Doniambo. Le minerai est descendu dans un tuyau, sous forme de pulpe, avant d’être traité dans la laverie pour ressortir en différents produits, tous valorisés. La laverie travaille en continu et produit environ 800 000 tonnes de minerai concentré par an pour Doniambo. Les stériles/co-produits de cette unité de traitement des minerais sont vendus (35 000 tonnes en 2014 contre 17 600 en 2013). En 2015, les laveries de Tiébaghi et Népoui ont exporté 173 000 tonnes de coproduits.

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L’amont de la laverie
 
Un socle historique solide : un massif exploité depuis 1880

Des générations de mineurs se sont succédé depuis les années 1880 sur le massif du Kopéto. Ils y ont exploité plusieurs gisements de cobalt d’abord, puis de nickel. Jusqu’en 1920, les pionniers exploitaient manuellement du minerai à haute teneur : 6,6%.

La SLN s’est installée une première fois en 1968 à Népoui en utilisant des moyens mécaniques : des pelles à câbles puis hydrauliques, le criblage par « tritout » sur les domaines de Surprise, du Kopéto et Si Reis. Les minerais extraits de Surprise et Si Reis étaient descendus jusque Bernheim par téléphérique et celui du Kopéto par roulage. Le transport final jusqu’au bord de la mer était réalisé au moyen d’un convoyeur rectiligne long de 13 km, le « stéréoduc ».




 
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